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Un nouvel article de presse sur Timothy Gibbs inédit sur le site

Timothy Gibbs : «Les fans de Santa Barbara y ont rendu mon passage possible.»

 Par Nicolas, en exclusivité pour Santa Barbara : le site Français, décembre 2009

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Le 23 décembre dernier, Timothy Gibbs a accepté de prendre sur son temps pour répondre en exclusivité aux questions de Santa Barbara : le site Français. L'acteur parle de ses débuts, des années Santa Barbara en tant que Dash Nichols, et de sa carrière depuis son départ de la série.

Les débuts avant Santa Barbara

Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous : quel âge avez-vous aujourd'hui ? Où vivez-vous ? Vivez-vous en couple et avez-vous des enfants ?

Pas de problème : j'ai 42 ans. Je vis dans le sud de l'Espagne et à New York. Ces jours-ci je suis davantage en Espagne qu'à New York, je suis simplement fou d'amour pour cet endroit. Je ne vis pas une situation "en couple" ou quoique ce soit qui y ressemble. Je suis célibataire à présent. Divorcé, pour être précis. Pas d'enfants - je suis un enfant moi-même, merci mon Dieu...

Afin de mieux vous connaître, qu'avez-vous apporté de vous-même au personnage de Dash Nichols ?

Quasiment tout. Dash et moi étions assez homogènes. Excepté pour le viol de Julia. Je m'accrochais pour (vivre) la belle vie sur cette série. C'était mon premier soap et j'étais perpétuellement sidéré par la vitesse à laquelle tout était accompli, donc il n'y avait pas de temps pour le jeune Tim de vingt ans et quelques pour devenir très créatif. J'ai jeté toutes mes expressions et émotions là-dedans et j'ai juste espéré que je n'avais pas l'air excessivement stupide parmi tous les pros qui se baladaient dans ces lieux.

Vous avez commencé votre carrière d'acteur très jeune. Comment avez-vous débuté dans le métier ?

Je jouais au, ce que l'on appelle aux Etats-Unis, football "Pop-Warner" ou jeune ligue de football - football américain, pas ce truc de passes à pieds européen. J'avais 11 ans. Mon entraîneur était directeur commercial. Il est allé voir mes parents et leur a dit : «M. et Mme Gibbs, votre fils est plus petit que ma fille de 8 ans et il est nul au football - il va se faire tuer là-bas.» Donc... Il m'a casé dans une de ses publicités pour me sauver la vie. Le reste, mon ami, fait partie de l'histoire. Littéralement.

 

La période de Santa Barbara

Comment avez-vous débuté dans Santa Barbara ? Aviez-vous déjà regardé la série auparavant ?

J'avais en fait regardé la série avant mais seulement parce que je sortais avec une fille qui a été une actrice dans la série bien avant que j'y sois. Elle m'a largué après environ un an, parce que mes parents ne voulaient pas me laisser partir avec elle dans le New Jersey pour fêter Noël loin de la maison. J'avais seulement 17 ans. Elle avait besoin d'un homme sans aucun couvre-feu. Le truc est que j'avais l'habitude de mettre Santa Barbara juste pour la voir - quand mes frères n'étaient pas là pour me faire la fête à cause de ça...

J'ai auditionné pour Santa Barbara et j'ai été chanceux. Voilà comment ça a commencé sur cette série. Comme avec pratiquement n'importe quelle série : vous entrez dans une pièce quelque part à "Hollywood" et vous laissez vos tripes aux vestiaires pendant que les décideurs pensent à quand et qui ils vont manger pour le dîner. Cette fois-là, ils m'ont offert leur attention. Ils ont dit : «OK... On prend celui-ci».

Vous rappelez-vous comment Dash vous a-t-il été présenté au début ?

"Dash"... Quel p-tain de nom, n'est-ce pas ? Louise Sorel avait l'habitude de l'appeler "Point-virgule" (Dash signifie aussi "tiret" en anglais). Ca m'a toujours fait sourire. Pour être honnête, je ne prêtais pas beaucoup d'attention à qui ou quoi les autres pouvaient penser que ce que ce gars (Dash) était. La vérité est que personne ne savait qui il était. Et jusqu'à ce que vous en fassiez quelqu'un, tout le monde s'en fiche.

L'écologie, qui est à présent une importante préoccupation sociétale, était à l'époque (1990) assez nouveau pour le monde du soap-opera. Ressentiez-vous, à l'époque, une certaine responsabilité à jouer un personnage impliqué dans une telle cause ?

Non. Je ne ressentais aucune responsabilité à l'aspect environnemental. J'aurais dû, mais ce n'était pas le cas. J'étais trop préoccupé à courir les filles. Santa Barbara était toujours à la pointe comme cela. La série a ouvert la voie à de nombreux sujets pertinents.

En tant qu'activiste écologiste, Dash a tout d'abord montré une facette sympathique de lui-même, et il y avait une vraie alchimie entre vous et Nancy Grahn. Mais après la scène du viol, la vision que le public avait de Dash a vraiment changée. Quelle a été votre opinion - et peut-être vos craintes - quand vous avez découvert cette intrigue ? Comment avez-vous géré la soudaine impopularité que cela a causé à Dash ?

Je n'ai jamais vraiment regardé en arrière au sujet de Dash ou lui ai déjà accordé beaucoup de réflexions. J'ai fait cela volontairement. Dans les soaps, les personnages changent leur entière palette émotionnelle, ainsi que tous leurs désirs et principes respectifs comme un rien. Un jour vous êtes en train de sauver un groupe de nonnes inconscientes d'un couvent en feu, et le jour suivant vous êtes au lit avec l'une d'entre elles - APRES avoir découvert qu'elle est votre cousine. Un acteur devrait être plus idéaliste que je le suis pour s'investir sérieusement dans un personnage développé dans un pareil format.

Les jours suivant l'intrigue du viol ont été assez difficiles pour Dash. Heureusement, il a rencontré Katrina Ruyker, une femme qui se fichait de son passé sombre, et qui l'a aidé à gagner un peu de rédemption. Comment avez-vous vécu, en tant qu'acteur, cette seconde vie de votre personnage ?

Je ne l'ai pas (vécue). Cette intrigue a été un échec car elle a sous-estimé le pouvoir de deux éléments très importants. Un : le viol a une certaine façon de résonner auprès des dames, et ce n'est pas quelque chose avec lequel déconner. A la fin, Dash aurait dû être coupable comme un pécheur. Il n'y aurait dû y avoir aucun doute sur le fait que Julia ait dit la vérité. L'idée écoeurante de ce personnage poursuivant sa route pour aboutir à une histoire d'amour à moitié passionnante est une insulte et un parfait exemple de ce dont je parlais dans ma réponse à la question précédente.
Et "B" : Le pouvoir de Nancy Lee. Ne déconnez pas avec Nancy Lee.

Après toutes les intrigues que vous avez jouées dans Santa Barbara, comment définiriez-vous Dash ? Plus comme un bon gars qu'un mauvais gars ? Une victime des événements ?

Dash était un violeur. A part ça, c'était un gars sensas !

Quels ont été vos partenaires de jeu masculin et féminin préférés en tant que Dash Nichols ?

Nancy était passionnée, une vraie force. J'ai adoré travailler avec elle. C'était amusant de jouer avec Jed Allan parce qu'il me rappelait mon père. Jed est un champion du monde des hurlements. Pas dans la vraie vie, juste son personnage, C.C.. La nature de nos personnages faisait que nous étions toujours l'un après l'autre. J'avais l'habitude de faire face à sa férocité et lui dire toutes les choses que je n'avais pas pu dire à mon père (et en gardant mon souffle) - ou du moins j'utilisais un ton qui libérait cette énergie... Ca faisait beaucoup de bien.

Quel a été votre meilleur souvenir de la série, sur un plan relationnel et professionnel ?

A Martinez avait un champ électro-angélique de bonté autour de lui. Je me souviens de lui comme un type remarquablement disponible, chaleureux, sans peurs. Je ne suis rien de tout cela, donc ses projections résonnaient vraiment en moi. J'aimais aussi fredonner les chansons de Jack Wagner, à Jack en personne, quand je passais à côté de lui dans le couloir. Je ne pense pas qu'il le remarquait. Il était trop occupé à regarder son reflet dans son club de golf.

Vous avez quitté la série un an et demi après votre arrivée. Quelles ont été les raisons de votre départ ? Qu'avez-vous pensé de la fin qui a été réservée pour Dash ?

Oh... En fait, je n'y ai pas porté beaucoup d'attention comme vous pouvez vous y attendre. Au moment où des nuages noirs commençaient à se former au-dessus de mon personnage, nous avons eu un nouveau producteur exécutif qui est arrivé en ville dans une Ferrari rouge toute brillante - avec ses initiales sur les plaques. Comme vous pouvez le deviner, j'ai adoré travailler avec lui, presque autant que j'apprécie une opération sans anesthésie. Bref... J'avais entendu qu'un genre de soap intitulé Judith Krantz's Secrets était quasiment prêt à commencer d'être tourné pendant un an en Italie. J'ai supplié pour une audition. Peu de temps après, j'ai refermé le costume de Dash et je suis parti en Italie.

Quelle intrigue pour Dash vous aurait-elle aidé à rester dans Santa Barbara ?

Aucune. Les cloches étaient destinées à sonner pour Dash. En fait, je me rappelle m'être demandé si elles n'avaient pas sonné trop tard. A 18 ans, j'avais décidé de rester acteur, en partie pour que je puisse embarquer dans une profession où le sol sous mes pieds changerait en permanence. Quand j'étais acteur, je n'ai jamais eu le désir de ne jouer qu'un rôle. Ce n'était pas l'objectif final pour moi. Autant de rôles pour lesquels je pouvais les duper pour qu'ils me les donnent - c'était ma devise.

Etes-vous resté en contact avec des membres de la distribution ou de l'équipe après votre départ ? Avez-vous continué à regarder la série pendant sa dernière année ?

Non. De temps à autres vous voyez un visage à la télé dans un hôtel quelque part et vous dites hé !!! Je la connais !!! Mais c'est bien tout. Et non. Quand j'ai quitté la série, je ne me rappelle pas l'avoir encore regardée.

 

Ces 18 dernières années après Santa Barbara et maintenant

Vous avez joué dans des daytime soap-operas, des séries de prime-time, des films... Quelle différence faites-vous entre tous ces genres de programmes en tant qu'acteur ? Lequel d'entre eux préférez-vous ?

Je les apprécie tous. Vraiment. Pour moi, cela n'a rien à voir avec le média. C'est principalement l'expérience d'incarner un personnage. C'est tout ce dont je me soucie au sujet de jouer. Donnez-moi un personnage. Un que je peux creuser au plus profond de moi jusqu'à ce qu'il entre en collision avec les fondations du puits qui retient mes émotions, alors je peux laisser tous ces sentiments enfouis s'échapper à travers lui. Tout simplement.

Pouvez-vous revenir sur les années suivantes de votre carrière après votre départ de Santa Barbara ? Travaillez-vous toujours comme acteur aujourd'hui ?

Je suis fier de dire que je suis chef d'entreprise aujourd'hui. Je le suis depuis quelques temps. J'ai vendu mon affaire dans le bâtiment à New York en 2008. Je suis à présent le partenaire fondateur de Gardenia. Gardenia est une société de marquage et de marketing basée à Barcelone et à New York. Notre accent se fait sur la communication centrée sur internet. Jetez un oeil ici : www.gardeniagrowth.com

Il semble que vous avez aussi été utilisé comme modèle pour un jeu vidéo ! Pouvez-vous nous en dire plus sur ce travail inattendu ?

L'un des plus grands projets sur lesquels j'ai jamais travaillé. Cela a demandé beaucoup de travail de produire Max Payne 2 de la façon dont Remedy et Rockstar l'ont fait. J'ai travaillé dessus pendant un total de quatre mois, suspendu par la taille pendant un an. En motion capture. Séance photos après séance photos. Ce n'était pas beaucoup comme du jeu, mais, plutôt du mannequinat - juste sans la hauteur et la fière allure. Oh... Et mes neveux pensent enfin que je suis cool.

Avez-vous des projets pour l'année prochaine ?

Tout ce que je fais désormais est de créer des outils de marketing et de promotion pour des sociétés, du parachutisme et du surf. Dans cet ordre.

Que voudriez-vous dire à tous les fans de Santa Barbara à travers le monde ?

Merci. Les fans sont le moteur de n'importe quelle série. Les fans de Santa Barbara y ont rendu mon passage possible.

 

Timothy Gibbs faisant du parachutisme à Empuriabrava, en Espagne.

Encore tous mes remerciements à Timothy Gibbs pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa franchise.

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