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Lorsqu'elle
fait son entrée sur le plateau télé de la chaîne KSB8, Lila Santos
laisse trahir ses émotions et en particulier ses craintes sur les
minutes qui vont suivre. Lila a accepté à la demande d'Eden Castillo
de témoigner sur le viol qu'elle a subi au cours de l'émission spéciale
souhaitée par la journaliste. Cette émission est en fait la possibilité
pour son amie Julia Wainwright de venir parler de son viol et de son
traumatisme qui fait suite à la décision du tribunal.
Habillée
très simplement, Lila est inquiète car, non seulement elle n'est
jamais passée à la télévision, mais en plus elle n'a pas raconté
son viol à beaucoup de personnes. Elle a peur que les demains
deviennent différents pour elle. C'est Gina Capwell qui trouve dans un
premier temps les mots de réconfort pour la pousser à prendre place
sur le plateau, auprès d'elle mais aussi de Julia et d'Eden. Tout comme
elles, Lila a été violée. Son violeur n'a pas pu être condamné car
il est mort avant que le procès puisse avoir lieu.
Nul
doute que Lila quittera le plateau de KSB8 plus forte, ayant appris auprès
de ces trois femmes que le viol est un crime abominable qui va au-delà
de la simple agression physique, tant les conséquences sur la psyché
des victimes sont impactantes.
L'émission
présentée par Eden Castillo débute avec un vibrant plaidoyer pour les
victimes de viol. Avec des mots simples, des mots précis, au travers du
discours d'Eden (et au travers des épreuves traversées par son
personnage), la réalité est décrite sans faux-semblants :
aujourd'hui trop de femmes sont victimes de violences sexuelles. Aujourd'hui
trop de femmes sont victimes de viols. Le plus souvent, les violeurs
sont des hommes qu'elles connaissent, des hommes qui ont une situation,
des hommes dignes de confiance, des hommes respectables... La série évoquera
à nouveau ce crime avec l'histoire de B.J. Walker, violée dans son
enfance par son parrain.
Ce
n'est pas la première fois que Santa
Barbara aborde la thématique du viol, en décrivant non seulement
la violence physique, mais aussi la violence psychique. On peut se
souvenir de Summer Blake, de Hayley Benson ou de Julia Wainwright qui
ont eu recours à un thérapeute pour pouvoir à nouveau ne plus avoir
peur d'un contact physique avec un autre homme. Bien sûr, on peut se
souvenir de la honte, de la culpabilité qui ont rongé ces femmes après
ce crime... Car c'est souvent la première conséquence : la victime ne
se sent pas que victime, mais aussi coupable... Au travers
essentiellement du personnage d'Eden, ce sentiment a été particulièrement
mis en avant, tout en osant ouvertement critiquer la société qui,
quelques années plus tôt, pouvait laisser planer une certaine ambiguïté
entre violeur et victimes...
Portrait
écrit pour ce site par Lilian
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