11 Juillet 2011 - 12 ans de Santa Barbara : le site Français
30 Juil
let 2011 - 27 ans de Santa Barbara

Shell Danielson : «Je serai toujours reconnaissante à Laken.»

 Par Nicolas, en exclusivité pour Santa Barbara : le site Français, juillet 2011

 Accueil   This page in English  
Le 25 juillet dernier, Shell Danielson a accepté de prendre sur son temps pour répondre en exclusivité aux questions de Santa Barbara : le site Français. L'actrice parle de ses débuts, des années Santa Barbara en tant que troisième interprète de Laken Lockridge, et de ses nouvelles activités aujourd'hui.

Les débuts avant Santa Barbara

Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous : quel âge avez-vous aujourd'hui ? Où vivez-vous ? Vivez-vous en couple et avez-vous des enfants ?

Harry et moi sommes mariés depuis douze ans maintenant, même si parfois cela semble représenter plusieurs vies différentes tant nous avons passé d'épreuves et d'aventures... Mort, impôts, un enfant... et des ouragans ! Trois lors de notre court passage en Floride après que nous ayons quitté la Californie... C'est pourquoi nous avons filé dans les montagnes de Caroline du Nord... Enfin ça et aussi le fait que ma maman et mon papa ont déménagé également et nous voulions que notre fille ait ses grands-parents. Pour ce qui est de l'âge... Vingt ans plus vieille et plus sage que j'étais... Tout le monde autour de moi a tellement de difficultés à divulguer mon âge... Mais d'une certaine manière, je suis si fière de toutes ces années et je ne changerais pas de place avec la fille d'hier (j'aimerais peut-être remonter le temps et lui donner une bonne claque, lui dire que ce que tu crois qui est si important maintenant ne semblera plus l'être dans vingt ans !)... J'ai 48 ans...  et je ressens toujours une frustration d'enfant à essayer de comprendre un problème technique... ou faire des maths... et me sentir alors comme un vieux fossile quand ma fille s'attaque à l'ordinateur et très patiemment m'explique ce problème technique... tout en résolvant un problème d'algèbre !... Dieu merci, Harry a le gène des maths !

Afin de mieux vous connaître, qu'avez-vous apporté de vous-même au personnage de Laken Lockridge dans Santa Barbara ?

Laken a été un élément décisif très important dans ma vie. C'est le rôle qui m'a ramenée chez moi en Californie depuis New York après une longue absence. Laken retournait elle aussi chez elle, reprenait contact avec ses amis et sa famille. J'étais plus âgée que le rôle tel qu'il était écrit... Quand j'étais mannequin, je pouvais poser pour un catalogue enfants le matin et puis poser pour une couverture de roman à l'eau de rose passionné l'après-midi (oui, j'ai même posé avec Fabio une fois !... Un type vraiment sympa en passant.)... J'ai toujours fait plus jeune que mon âge (la génétique, merci maman et papa), donc de différentes façons j'avais vécu davantage d'expériences que Laken... Mais d'une autre façon, nous étions identiques dans notre désir d'essayer de nouvelles choses et en quelque sorte de prouver que nous avions notre propre personnalité, forte mais gentille... Et regardons les choses en face... Je pense que tout le monde est issu d'une famille qui a une part de dysfonctionnement loufoque... C'est ce qui nous rend intéressant... et les Lockridge étaient certainement pleins de tout cela !

Comment avez-vous débuté votre carrière d'actrice ?

Jouer la comédie était quelque chose que j'avais toujours poursuivi de différentes manières. Ca et écrire. Que ce soit concevoir des scénarios complets que j'écrivais moi-même et que je jouais toute seule... Et non, je n'étais pas une enfant solitaire, j'ai juste été une enfant unique pendant un long moment... Et j'ai adoré être seule... Je suis quelqu'un qui apprécie ma propre compagnie et je peux trouver des millions de choses à faire si on me les laisse faire. Je peux m'emmitoufler et devenir un peu comme un ermite... Bref, j'ai fait du théâtre pendant le lycée. De petites choses cependant, jamais jusqu'à des comédies musicales ou de plus grosses productions comme j'étais désespérément timide et que je venais d'un grand lycée... Ma promo d'année de diplôme était de plus de huit cents (élèves). J'ai toujours eu la capacité de me tenir devant un appareil photos et de devenir quelqu'un d'autre. C'est pourquoi j'étais bonne en mannequinat même quand j'avais cinq-six ans. Mes agences, Elite et plus tard Wilhelmina, m'ont orientée vers des publicités et j'ai commencé à en assurer de manière régulière. Très vite j'ai auditionné pour des soaps et passé des essais caméra aussi. J'ai auditionné pour La Force du Destin et j'ai été parmi les deux finalistes... C'était pour le rôle de Julie et le rôle a été à Lauren Holly. Je me souviens combien elle était bienveillante et chaque fois que nous nous sommes croisées dans un magasin ou un restaurant, elle a toujours eu un charmant sourire et un mot gentil. J'ai aussi fait un essai caméra pour On ne Vit qu'Une Fois... Je pense que c'était pour le rôle de Cassie... Je ne l'ai pas eu non plus. Mais c'est le métier et si vous voulez continuer, vous devez réaliser qu'il y a beaucoup de choses pour lequel vous vous rendez, êtes proche d'avoir, mais n'obtenez pas. Vous ne pouvez pas le prendre personnellement ou cela va vraiment vous blesser.

 

La période de Santa Barbara

Comment avez-vous débuté dans Santa Barbara ?

C'est une histoire amusante. J'auditionnais en fait pour le rôle de Carly dans Des Jours et des Vies. Les deux séries de NBC étaient tournées au même endroit, ainsi les producteurs de Santa Barbara ont apparemment vu mon enregistrement et ont aimé quelque chose qu'ils y ont vu. Je venais juste de divorcer, de déménager dans un nouvel appartement dans l'Upper West Side et je m'apprêtais à recommencer à zéro quand j'ai reçu un appel de mon agent qui m'a dit que je devais me rendre à Burbank et auditionner pour les deux séries ! J'étais en plein tourbillon !... Je suis partie par avion un dimanche, apprenant mes lignes pour les deux essais caméra sur le chemin à travers le pays, on est venu me chercher et me conduire au Beverly Garland (oui, l'hôtel de la maman de Carrington) et on m'a déposée avec mes bagages et un paquet de nerfs.Le lundi matin, on m'a conduite au studio et on m'a dirigée vers le plateau de Santa Barbara. Je pense qu'on était quatre ou cinq à auditionner. Notre garde-robe était choisie, notre maquillage fait, et une par une nous sommes allées sur le plateau et avons tourné la même scène... Je crois que le test a été fait avec John O'Hurley... un monsieur doux et gentil. Le maquilleur, Carlos Yeaggy, est devenu mon premier ami à Los Angeles et il est malheureusement décédé depuis. Après l'audition, il m'a parié un dollar que j'avais le rôle.
Le mardi, on m'a ramenée au studio, mais cette fois sur le plateau de Des Jours et des Vies. Nous sommes passées par le même exercice, avons auditionné et puis on m'a reconduite à l'hôtel. Je me souviens du parfum du début de l'été le soir venu, une sensation douce dans l'air qui est unique à la Californie du Sud et un souvenir enraciné dans ma mémoire. Au fond de mon coeur, il y avait un désir doux-amer de rentrer.
Ma cousine Denise est venue me prendre le lendemain matin pour que je puisse échanger mon billet de retour à une date ultérieure. Nous avons roulé jusqu'à la maison de mon père et de ma belle-mère, discutant comme des pies tout le trajet. Elle prévoyait de partir à New York cet été-là pour vivre avec moi, et pour la première fois en huit ans, mon père, ma belle-mère et mon frère venaient me rendre visite. Je n'ai même pas été arrivée depuis quelques heures que j'ai reçu un appel des producteurs de Santa Barbara me disant que j'avais eu le rôle de Laken. J'ai hurlé si fort que je suis sûre que ses oreilles bourdonnent encore ! Le rôle de Carly est allé à Crystal Chappel... une autre femme charmante et talentueuse.
Tout à changé à ce moment-là. Mon beau-père est arrivé environ une heure après parce qu'il avait voyagé en Californie et passait des entretiens pour des emplois sur la côte ouest, ma mère était restée à mon appartement de New York pour s'occuper de mon chien... Tout est tombé à terre. Le jour suivant, le jeudi, j'étais en costume et sur le plateau de Santa Barbara en train de tourner ce vendredi !
Toute ma vie était derrière moi à New York !... Je ne pouvais pas rentrer chez moi avant deux semaines et par chance, mon beau-père et ma mère ont fait mes valises avant de commencer leur migration à travers le pays eux aussi pour la Californie. J'ai déménagé dans un appartement meublé proche du studio parce que je ne conduisais plus et je devais être capable d'aller au travail à pieds jusqu'à ce que j'obtienne un permis et une voiture et... Terreur de toutes les terreurs... Apprendre à naviguer sur l'autoroute sans ressentir que toutes les autres voitures (et les gros camions-citernes surtout) essayaient de me renverser !
Cinq jours, ce n'est sans aucun doute pas la façon normale dont les choses se passent dans le monde des soaps !... Mon premier jour de travail, j'ai payé à Carlos ce dollar... Je n'ai jamais été plus heureuse de perdre un pari !

Au final, mon père n'est jamais allé voir New York, ma cousine n'a jamais déménagé là-bas... Pendant les douze années suivantes, j'ai enterré deux grand-pères, ma grand-mère et mon père. Je serai toujours reconnaissante à Laken et aux producteurs de Santa Barbara pour m'avoir offert ce cadeau de temps avec eux et pour m'avoir ramenée à la maison.

Avant que vous l'incarniez, Laken avait déjà été interprétée par deux autres comédiennes. Est-ce difficile pour une actrice de jouer un personnage qui a déjà été joué par une autre actrice ?

Je n'avais pas suivi Santa Barbara, donc je n'avais jamais vu les interprétations de Julie Ronnie ou Susan Marie Snyder... Je pense que c'était une bonne chose car cela aurait été difficile de me comparer à ce qu'elles avaient apporté au personnage. J'étais vraiment nouvelle, inexpérimentée et j'avais tant d'admiration pour le dévouement et le talent des autres. Je ne pouvais pas croire que j'avais été choisie et je sais que je luttais dans les débuts alors que j'essayais de m'impliquer dans l'histoire et les rapports qu'avait Laken.

Laken est revenue en cette année 1990 pour se réunir avec ses parents et sa grand-mère, tout juste de retour aux aussi. Elle a rapidement trouvé l'amour avec le jeune Amado Gonzalez, qui était un garçon "latino" issu d'une classe sociale différente d'elle. Vous souvenez-vous si le public a réagi à cet état de fait à ce moment-là ?

Je ne me souviens honnêtement pas s'il y a eu un tollé du public au sujet de la relation avec Amado... C'était une intrigue très ancienne qui continue de sonner juste dans de si nombreuses cultures et classes sociales aujourd'hui. Malheureusement, à cause de mes nombreux déménagements, je n'ai pas tant d'articles et de photos de ma période dans Santa Barbara... Mon père a conservé un album, mais je ne sais pas si quelqu'un sait où il est à présent... Il doit y avoir quelques autres cartons qui se cachent dans mon sous-sol que je n'ai pas ouverts !

Quand vous l'incarniez, Laken a connu des conflits avec sa mère Augusta, a travaillé avec le réalisateur de cinéma Stephen Slade, a vécu sa grande histoire d'amour avec Amado... jusqu'à sa mort soudaine. Quelle a été votre intrigue préférée en tant que Laken ?

Je dirais que mon intrigue préférée a été les relations que Laken a entretenues avec Augusta, Lionel et Amado... J'ai eu tellement de chance de travailler avec ces acteurs et ces êtres humais merveilleux.

Quels ont été vos partenaires de jeu masculin et féminin préférés en tant que Laken ?

Nicolas Coster et Louise Sorel sans aucun doute... et aussi Rawley Valverde... Ils m'ont montré les ficelles, m'ont soutenue, m'ont donné des trésors de conseils et m'ouvert leur coeur. En plus d'être incroyablement talentueux, ils étaient aussi très généreux et chers.

Vous avez quitté la série après plus d'un an. Quelles ont été les raisons de votre départ ? Qu'avez-vous pensé de la fin qui a été réservée pour Laken à ce moment-là ?

Mes raisons pour partir relèvent d'un vieil âge de l'épopée de ce travail... Rien de personnel, mais des faits et des données démographiques. Il y a eu un grand remaniement tout au long du week-end... Je suis venue travailler et j'ai découvert que le producteur en chef qui m'avait fait monter à bord n'était plus en fonction et qu'un nouveau producteur avait pris sa place. Les gens déambulaient de manière très silencieuse et nerveuse. C'est toujours déconcertant quand ces choses arrivent. J'ai demandé à un des assistants si je pouvais me présenter et ils m'ont encouragée à le faire. Donc j'ai frappé à la porte, passé ma tête et dit bonjour. Il a levé la tête et m'a fait signe de rentrer, m'a demandé de m'asseoir. Je souriais timidement alors qu'il se penchait en arrière dans son fauteuil et m'a pointée avec un regard vide : «On en a fini avec vous.» Les premiers mots sortis de sa bouche. Ce n'était pas désobligeant, juste direct.
Bien sûr j'ai ressenti comme si on m'avait envoyé un coup bas dans l'estomac, mais j'ai réussi à faire un oui de la tête et murmurer : «Quand ?» «Dans quelques semaines», a-t-il répondu, et il est alors parti à expliquer qu'ils faisaient le ménage et avaient à faire des changements drastiques.
Je l'ai remercié pour m'avoir avertie et je suis repartie en bas où j'ai rapidement fondu en larmes dans les bras de quelqu'un... Je pense que c'était Louise. Logiquement, je le comprends, Laken n'avait jamais décollé comme ils l'avaient prévu, et son histoire était parfois maladroite. Je me sentais responsable comme j'étais tellement nouvelle que peut-être je ne leur avais pas donné ce dont ils avaient besoin. Ca a été un énorme coup dur, mais j'avais traversé la même chose quand Elite avait fait le ménage. Heureusement Wilhelmina m'a accueillie les bras ouverts, tout comme un autre soap, Alliances & Trahisons / Hôpital Central le ferait quelques mois plus tard. Ca n'a jamais été personnel, juste des mesures nécessaires.

Quels ont été vos meilleurs souvenirs de la série, sur un plan relationnel et professionnel ?

Il y a tellement de bons souvenirs. Aller chez Louise pour dîner un soir, juste à deux... Enfin, Jigs, son terrier irlandais, était là aussi. J'adorais ses histoires, l'histoire de sa carrière; le luxe de style bohémien de sa petite maison comme une boîte à bijoux. C'était la même chose avec Nick Coster, écouter ses souvenirs et aussi de ce que le futur serait fait. Rawley et moi traînions ensemble, plus comme des frère et soeur... Parler à A Martinez... Les acteurs plus jeunes n'avaient habituellement pas leur propre loge, donc quand nous travaillions, on nous mettait dans les pièces des acteurs plus établis. Parfois j'avais la loge d'A... J'ai remarqué qu'il y avait une colonie de fourmis un jour, marchant en travers de la table. Je le lui ai dit plus tard dans la semaine. Il m'a gentiment souri et m'a parlé de sa croyance en laquelle chaque chose vivante a le droit de vivre. Ca ne m'a jamais quittée et c'est une histoire que je raconte souvent et que j'essaie d'appliquer dans ma propre vie. Je déplace une araignée hors de ma maison quand je le peux, chasse une abeille de ma moustiquaire, et accueille toutes les types de vie dans mon jardin.

Etes-vous restée en contact avec des membres de la distribution ou de l'équipe après votre départ ? Avez-vous continué à regarder la série pendant sa dernière année ?

Tout comme je l'ai découvert dans le mannequinat et en vivant dans des pays étrangers, vous vous liez vite et fortement avec les gens autour de vous, en créant une famille qui vous donne du réconfort pour le temps passé (avec eux), mais alors vos liens se rompent et vous dérivez progressivement vers la phase suivante de votre vie. Certains restent, mais la plupart s'en vont. Les bonnes intentions sont là, mais comme un de mes amis le dit, les points communs que vous avez partagés ne sont plus les mêmes. Je sais que Rawley et moi sommes restés un peu en contact... Carlos et moi avions l'habitude d'aller voir des films ensemble... Mais au final tout le monde est passé à autre chose.

Si vous n'aviez pas joué Laken, quel personnage auriez-vous aimé jouer ?

Je viens juste de me repasser la liste des acteurs, essayant de répondre à cette question... Il y a d'autres rôles que j'ai admirés... Julia, Augusta, Eden, Gina et Kelly... Mais je ne peux pas dire qu'il y avait quelqu'un d'autre que j'aurais aimé jouer... Ces femmes étaient si fortes dans ce qu'elles faisaient... Elles étaient uniques... J'ai adoré le rôle double que jouait Roscoe Born... Ca a dû être amusant... Mais je suis contente d'avoir joué Laken.

 

Ces 20 dernières années après Santa Barbara et maintenant

Après Santa Barbara, vous avez joué Dominique Stanton dans Alliances & Trahisons / Hôpital Central, à nouveau un remplacement. Comment compareriez-vous ces deux soap-operas ?

Je dois dire que Dominique était un plus gros rôle et qu'alors, j'avais un peu plus d'expérience. Pendant l'été, j'ai tourné quelques pilotes et au moment où j'étais dans Alliances & Trahisons / Hôpital Central, j'étais un peu plus en accord avec la structure des soaps. J'ai eu beaucoup de chance que Gloria Monty me prenne sous son aile, j'ai appris tellement d'elle et de tous les autres acteurs. Kin Shriner et moi sommes toujours en contact et ma famille et moi nous réunissions avec lui quand nous vivions en Floride. J'adore Kin, nous l'adorons tous... et nous l'adorerons toujours.

Après cela, il semble que vous avez complètement quitté le métier d'actrice quand vous avez commencé à travailler comme scénariste pour la télévision, pour différentes séries télévisées et téléfilms. Et à présent, vous êtes impliquée dans un nouveau monde fantastique, toujours lié aux rêves d'enfants et à la magie. Pouvez-vous nous en dire davantage sur vos nouvelles activités ? Vous semblez ne pas avoir complètement quitté le monde artistique...

J'ai été incroyablement chanceuse d'avoir satisfait un autre des rêves de ma vie quand on m'a donné l'opportunité de devenir scénariste professionnelle. Pendant les quelques années suivantes, j'ai écrit pour Power Rangers, d'autres séries pour enfants, partagé l'écriture du deuxième film Power Ranger, et de quelques autres films plus orientés vers les adultes (non, pas du genre classés X !). J'ai aussi écrit les paroles pour quelques chansons que j'ai enregistrées pour une utilisation libres de droits... Pendant les dix dernières années, j'ai travaillé avec Brandon Jameson de Link Technologies à écrire des documentaires et des films de formation internes pour tout le monde, de 1, Rue Sésame, Gillette à l'autisme et la CCI (Canine Companions for Independence). Je me suis aussi risquée devant la caméra quelques fois, mais je suis assez contente d'avoir une place derrière aussi.
Ma plus récente initiative a été inspirée par les personnes dans ma vie, particulièrement ma fille qui est la plus intrigante et talentueuse des individus... Fantasque, magique et rock and roll !... (Elle tient ça de son père, Harry Lewis "un batteur extraordinaire"... Il joue dans deux groupes à présent, mais comme moi il a fait le tour du monde et a eu une sacrée vie avant que le mariage, la paternité et la réalité ne le rappellent !)... Je possède une petite boutique que je viens juste de lancer sur Etsy qui s'appelle faeriewickets et aussi un site internet
http://www.faeriewickets.com, qui a un blog qui retrace ce qu'il s'est passé après que je quitte le monde de la comédie. Je fabrique des antennes, des serre-têtes de fées, des baguettes magiques et des bouquets... Des ornements de visages peints pour Noël que je vends dans une galerie et j'ai tout juste créé une ligne de masques muraux réalistes dont il faut encore que je fasse la promotion... Je suis vraiment excitée par tout cela !... Je continue à écrire et j'ai terminé deux nouvelles et j'en suis à 156 pages d'une autre.

Je suis très impliquée dans une fondation à but non lucratif appelée Give to the Music. Mon mari est professeur de batterie à la Rock Academy de Caroline du Nord, et les fondateurs du programme, Anne Coombs et Toni Pisani, ont voulu trouver un moyen d'apporter la musique dans la vie d'autant d'enfants que possible. http://www.givetothemusic.org est né. Les enfants de Rock Academy effectuent des concerts de bienfaisance dans toute la ville et ont même lancé l'énorme Make A Wish Holiday Jam l'année dernière. La fondation amasse des fonds pour des bourses d'études privée et des classes spécialisées, du tutorat et des instruments pour les enfants ayant besoin d'une aide financière. Donc je suis une "Roadie Mama" très passionnée aussi.

Je suis aussi en train d'essayer d'apprendre tous les tenants et les aboutissants et les bizarreries de Facebook !... Je suis partie en n'ayant aucun compte à en avoir trois... Nous avons commencé une page Shell Danielson où je posterai des photos et des souvenirs de... Santa Barbara, Alliances & Trahisons / Hôpital Central... Même des photos de mannequinat... Et bon sang qu'il y a des images et des anecdotes amusantes pour les accompagner !
Ma déclaration d'intention sur
la page Facebook Shell Danielson's Faerie Wickets dit : «Imaginez la possibilité qu'en chacun d'entre nous réside un petit soupçon d'espoir, d'émerveillement et de magie...» Je pense que tout le monde a ses propres dons et sa propre magie... Nous devons simplement être capables de les trouver quelquefois !

Y a-t-il quelque chose que vous voudriez dire à tous les fans de Santa Barbara à travers le monde qui ne vous ont pas oubliée en tant que Laken ?

Je voudrais dire merci... Pour tant de choses... Pour aimer Santa Barbara et le garder en vie, pour la gentillesse qu'ils m'ont montrée durant ma période à et hors antenne, et pour les opportunités et les routes sur lesquelles j'ai été assez chanceuse de voyager... Tout cela à cause d'une fille appelée Laken.

 

Deux photos prises en août 2011 par Shell Danielson pour Santa Barbara : le site Français

Encore tous mes remerciements à Shell Danielson pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa grande simplicité.