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Nicolas Coster : «Ca a été une période très créative de ma vie.»

 Par Nicolas, en exclusivité pour Santa Barbara : le site Français, décembre 2009

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Le 13 décembre dernier, Nicolas Coster a accepté de prendre sur son temps pour répondre en exclusivité aux questions de Santa Barbara : le site Français. L'acteur parle de ses débuts, des années Santa Barbara en tant que Lionel Lockridge, et de ses nombreux activités et projets depuis la fin de la série.

Les débuts avant Santa Barbara

Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous : quel âge avez-vous aujourd'hui ? Où vivez-vous ? Quel âge ont vos enfants et que font-ils ?

J'ai 65 ans ! Non ? Je mens beaucoup à propos de mon âge. Que diriez-vous de 75 ? Peut-être. Ou émotionnellement 19 ? Je vis à Hollywood. J'ai deux grandes filles et un fils de 19 ans qui est dans sa deuxième année à la New York University.

Afin de mieux vous connaître, qu'avez-vous apporté de vous-même au personnage de Lionel Lockridge ?

J'apporte toujours de "moi-même" dans un personnage. Par cela, je veux dire que... C'est comme avec Hamlet quand on le découvre dans un livre. On doit alors trouver l'environnement, les circonstances et puis, la part de votre VIE à CETTE période-là et ce sont tous ces éléments qui, alors, vous influencent. Si on joue Roméo au XVIème siècle, on DOIT être un bon escrimeur... Tous les nobles italiens l'étaient. Si vous ne l'êtes pas, vous apprenez. Si vous avez besoin d'un bonne intonation afin d'énoncer les vers sans aucune variation, vous devez entraîner votre voix pour cela. Au final, c'est une sorte d'histoire de détective... Vous recherchez tous les faits dans une pièce, le personnage, l'époque et l'environnement et vous les rendez réels pour vous-même. L'ultime épreuve de réussite pour moi est quand on peut improviser sur le sujet... Disons que vous êtes interrogé par un membre du public (Dieu merci ils ne le font pas trop souvent) : «A quelle école êtes-vous allé ?». Vous pouvez répondre à cette question sans cligner. Maintenant ça demande une préparation extrême, mais vous en comprenez le sens. Donc, pour répondre à votre question de façon quelque peu indirecte, on adopte les manières et les us du moment et du lieu ainsi que ceux indiqués par le scénariste pour que cela soit comme le personnage. Pour finir, c'est l'imagination qui est libérée par toute cette bonne préparation qui vous propulse dans la magie de croire en ce que vous faites. Tout le reste est simplement du "travail de détective". Puis l'imagination est libérée, permettant l'envol de l'interprétation.

Vous êtes né à Londres, en Angleterre. Quand êtes-vous arrivé aux Etats-Unis et comment avez-vous débuté votre carrière ?

Je suis arrivé très jeune au Canada, échappant à ce qui allait devenir la Seconde Guerre Mondiale. Ma mère américaine a alors emmené ses trois enfants aux Etats-Unis où je suis resté jusqu'à 16 ans. A 16 ans, je suis retourné au Royaume-Uni à la Royal Acadamy of Dramatic Art et j'ai commencé ma vie d'acteur.

 

La période de Santa Barbara

Comment avez-vous débuté dans Santa Barbara ?

J'étais dans On Ne Vit qu'Une Fois et Bridget et Jerry Dobson, qui ont créé Santa Barbara, m'ont proposé de rejoindre leur grande aventure, Santa Barbara. J'ai été enchanté par eux et par leurs idées et je suis revenu en Californie !

Dans un article de presse de 1984 avant que Santa Barbara arrive à l'écran, Lionel était présenté comme le fils de Minx, avec qui il se battait pour gagner sa fortune. Comment Lionel vous a-t-il été présenté au début ?

Il a été présenté comme un gars riche et gâté, qui s'amuse, est un peu coquin, mais dont ses qualités le rachètent. Il adore ses enfants, adore son épouse, il aime également beaucoup s'amuser, a comme on pourrait dire, un mariage "aventureux", qui le conduit à des problèmes. Il est éduqué et par-là même, ils m'ont laissé apporté mes propres savoir-faire (la plongée sous-marine, le pilotage de bateau etc...) au rôle !

Le couple que vous formiez avec Louise Sorel a été l'un des plus fameux de tout Santa Barbara : amusant, imprévisible, mais aussi très mature et sincère. Comment avez-vous réussi une telle alchimie magique entre vous ?

Comme je l'ai dit, cela a été conçu par les créateurs, Bridget et Jerry Dobson, et ensuite développé par les autres talentueux scénaristes que nous avions à l'époque et puis la brillante Louise Sorel et moi l'avons (l'alchimie) simplement atteinte dès le commencement. Je connaissais Louise depuis quelques temps. Je connaissais ses dons (si je puis dire) et nous avions confiance dans l'intelligence et l'esprit de l'un l'autre. Nous avons aussi eu de merveilleuses guest stars comme Ronnie Schell, qui a joué le laitier/astronaute dans la séquence qui était une paraphrase de Cyrano De Bergerac (VOICI le genre de qualité d'écriture que nous avions !).

Lionel a aussi eu de grands moments "romantiques" avec Eden et Sophia. Mais quand Augusta l'a quitté, il a dû former un couple avec Caroline, un personnage sympathique mais moins fort que les précédentes femmes qu'il avait connues. Quelle était votre opinion au sujet de son histoire d'amour avec Caroline ?

La partie hors-écran de cette romance a été l'une des relations les plus tendres et belles que je n'ai jamais eues. Voilà ce que je veux dire : j'ai été blessé presque mortellement dans un accident de voiture en novembre 1987. J'ai été dans le coma... (une histoire vraie, pas un soap-opera, même si ça sonne comme un soap). J'ai repris Santa Barbara une semaine plus tard sans que personne ne sache que j'avais perdu la mémoire ! (toujours vrai.)

J'ai parlé à Lenore Kasdorf, qui jouait Caroline, de mon dilemme. Je faisais de petites notes avec mon texte dessus et je les laissais sur tout le plateau. J'ai aussi demandé à Lenore de me pardonner de regarder le téléprompteur quand j'étais hors-caméra (la lumière rouge est allumée quand on est sur la caméra, quand elle s'éteignait, je regardais le prompteur), ce qui est très incommodant pour l'autre acteur. Elle a été TELLEMENT patiente, indulgente et compréhensive... Après une semaine environ, ma mémoire est revenue suffisamment pour ne pas trop chanceler... La productrice, n'ayant aucune idée de combien j'avais été sérieusement blessé, a demandé si j'avais trop fait la fête et si je voulais faire un somme ! Je l'ai assurée que j'y arriverais et d'une manière ou d'une autre avec la merveilleuse aide de Lenore, j'ai traversé cette horrible période. Je n'oublierai jamais cette magnifique et talentueuse femme, sa sincérité et sa nature généreuse. J'étais, du moins devant la caméra, VRAIMENT amoureux d'elle.

En tant que Lionel, vous avez connu 3 acteurs en tant que Warren, 3 en tant que Laken, 2 en tant que Minx... En tant qu'acteur, comment est-ce de faire face à de nouveaux acteurs pour un même rôle ?

On trouve quelque chose qui rend valable la relation avec cette nouvelle personne qui reprend le rôle. Exemple : Avec un des fils, joué par John Nelson, nous avions ce qui est devenu une amitié de longue date. Difficile à remplacer, donc on fait sans (chercher à remplacer) ! Vous trouvez dans la nouvelle personne ces qualités qui peuvent faire une relation père / fils crédible. Vous devez tout réapprendre du personnage et les qualités de l'acteur avec qui vous travaillez. Heureusement, j'ai été béni dans tous les cas avec des talents et des gens charmants. Janis Paige, la grande actrice et interprète de comédies musicales à Broadway, a été un plaisir singulier. Elle était beaucoup trop jeune pour ETRE vraiment ma mère, mais elle était si charmante et généreuse (certaines stars de Broadway ne le sont pas !) que je l'ai adorée... et je l'adore toujours.

Après les départs d'Augusta, Warren, Caroline et Brick, Lionel s'est retrouvé très seul à la fin de 1987 et il semble que les scénaristes ne savaient plus vraiment que faire avec lui. Est-ce que cela explique pourquoi vous avez quitté la série en janvier 1988 ?

Le nouveau producteur (dont je ne me rappelle plus le nom. Ah, la mémoire me fait défaut !) prévoyait pour moi une intrigue dans laquelle je devais feindre ma mort (pour l'assurance - je dépensais toujours trop d'argent) puis rentrer chez moi, assister à mes propres funérailles (déguisé) et me réjouir de mes propres manigances ! J'ai trouvé cela de mauvais goût, écoeurant et impossible. Attendre de Lionel qu'il regarde ses propres enfants pleurer sur une mort feinte et ne pas réagir avec culpabilité et horreur (et le leur DIRE !) n'était pas possible. Malgré tous les défauts de Lionel, il n'était pas un dingue sadique ! J'ai dit cela au producteur et que s'il insistait avec ça, je devrais partir. Mon contrat à ce moment-là me permettait de le faire. Il n'a pas cru que j'avais une telle possibilité, mais après vérification, j'ai eu l'accord de tirer ma révérence. Il a été plus courtois au final.

Je suis allé sur La Force du Destin où, en tant qu'amant terroriste de Susan Lucci, ai passé l'un des meilleurs moments de ma vie. A la fin de mon rôle, elle m'a organisé un dîner fastueux, avec du Dom Pérignon comme vin de table, ce que je n'oublierai jamais.

Heureusement pour nous, vous avez choisi de revenir en 1990 et avez retrouvé votre place au sein de la famille Lockridge avec Augusta, Minx et Laken. Comment ce come-back s'est-il déroulé ? Quelles différences avez-vous vues entre le Santa Barbara de 1984-1987 et celui-ci ?

Je suis revenu parce que les Dobson étaient de retour et m'ont demandé de revenir. Jill Farren Phelps, la productrice, a toujours été une super force créatrice dans ma vie sur Santa Barbara et elle l'est restée pendant un moment. Nous avons aussi eu de très bons réalisateurs, des scénarios qui s'amélioraient... pendant quelques temps, et donc ça s'est poursuivi.

Lionel a connu tellement de grands scénarios qu'il serait difficile de tous les résumer. Mais mentionnons juste mes préférées : le cercle de vérité et le bain de champagne avec Augusta, l'intrigue avec Brick, les fausses peintures avec Gina... Quelles ont été vos intrigues préférées et celles que vous avez particulièrement détestées ?

Je viens de vous raconter au moins celle que j'ai le plus détestée. Jouer avec Judith McConnell était un plaisir. Elle était si romantique et les aventures étaient du bon matériel. Pas la peine d'en dire plus sur Augusta (Louise Sorel) qui était la plus grande... (et l'est toujours !). Je pense que certains des trucs avec Gina, plus tard, étaient vraiment très créatifs... comme accoucher d'un bébé dans le bureau d'un vétérinaire ! Comme me marier avec elle lors d'une pièce de Shakespeare avec une troupe itinérante jouant Roméo et Juliette... Ils, les scénaristes, m'ont laissé faire un sonnet entier de Shakespeare au moment de mes voeux de mariage !

Une autre fois où je jouais Lionel en faisant mon animateur télé, je m'excusais envers Augusta pour des indiscrétions faites à l'antenne et le scénariste, Frank Salisbury (un homme merveilleux), m'a laissé faire une citation au lieu de son choix d'E.E. Cummins, et j'ai cité quelque chose qui m'a semblé plus approprié, un vers du poète de la Première Guerre Mondiale, Rupert Brooke ! QUEL AUTRE soap-opera a DEJA eu de tels échanges éclairés et instruits entre scénaristes et acteurs ? Ce n'est pas tant qu'Agnes Nixon (La Force du Destin) ou Bill Bell (Another World) ne nous auraient pas inspiré pour en faire autant... ils l'auraient fait.

Quels ont été vos partenaires de jeu masculin et féminin préférés en tant que Lionel Lockridge ?

J'ai déjà mentionné quelque uns de mes préférés. Ils ont été si nombreux que j'ai appréciés et admirés. Robin Wright et sa famille (son frère Richard) sont toujours des amis. Quelle jolie carrière elle est en train de faire ! Jack Wagner a continué à bien faire. Il y a beaucoup de personnes que je vois toujours... Marie-Alise Recasner, je la vois souvent sur le marché !

On m'a demandé et j'ai satisfait avec joie une demande pour être le "minister" (sorte de prêtre) au mariage de John Allen Nelson avec la ravissante Justine, dans un château restauré du XIIème siècle en France ! Ca a été une très grande affaire ! Tout à ce sujet a été parfait ! J'ai été ravi d'officier dans la superbe chapelle sacrée sur les terres du château et d'apporter, je pense, des mesures de communion au public du mariage qui était composé de beaucoup de religions et de races. C'était tout simplement merveilleux... Un hommage à l'humanité de John, Justine et leurs familles.

Dans votre dernière année sur la série, après s'être découvert une soeur (Cassandra), Lionel avoue à Warren qu'il n'est pas son père biologique et enfin se marie avec Gina... Qu'avez-vous pensé de ces intrigues inattendues ?

J'ai déjà mentionné combien j'ai adoré travailler avec Robin Mattson. Quelle puissance en tant qu'actrice ! Et une telle partenaire avec qui travailler... Les intrigues ? Je ne sais pas. Je pense que Pam, notre chef scénariste, faisait de son mieux pour faire revivre la série de son déclin.

Vous avez été l'un des acteurs à connaître le tout dernier épisode de la série. Quand avez-vous appris que Santa Barbara allait définitivement se terminer ? Que pensez-vous aurait pu le sauver ?

Nous avons en quelque sorte eu vent de la mort imminente, quand nous avons perdu Boston comme marché majeur. Mon sentiment personnel est que NBC a fait le pari, parce qu'ils trouvaient Santa Barbara trop cher, de se débarrasser de la série, puis est allé produire deux séries successives qui étaient des imitations et pas franchement créatives. De plus, je pense (et pas que moi) que TOUS les soaps sont devenus trop absorbés par des "valeurs" dans leur production, des effets voyants, et des scénarios superficiels, plein de fantastique et de bêtises à la place de vraies histoires basiques au sujet de familles... combien même excentriques (les Lockridge).

L'un des secrets du meilleur des soaps new-yorkais puis californien a été la qualité des acteurs engagés... et conservés. Dans les jours glorieux d'Another World (NBC), presque chacun de nous-autres acteurs avions été engagés suite à un spectacle officiel ou non à Broadway ! Paul Rauch a mené cette équipe jusqu'à être la série numéro un de toute la nation... pour ce qui est du talent et de l'audace... et du vrai contenu.

Quel a été votre meilleur (et pire) souvenir de la série, sur un plan relationnel et professionnel ?

Rationnel ? Moi ? C'était une équipe de travail terriblement forte, de Jed Allan aux Capwell avec l'un de mes types favoris pour toujours, A Martinez... Quel être humain formidable ! Vraiment un homme de grand caractère.

L'un des grands moments de l'histoire de Santa Barbara : Nous avions une grande compétition sportive avec toutes les autres séries, de journée et de soirée... que j'entraînais. J'ai aussi fait venir une amie chère, Carrie Gossweiler Payton, une athlète olympique, pour m'aider sur les pistes et les terrains et Tim Bottoms, l'un de nos merveilleux membres de la distribution à ce moment-là, était un champion de nage et a entraîné l'équipe de natation. Eh bien, contre toutes attentes, nous avons remporté tout l'ensemble ! Les acteurs et actrices ont engrangé des milliers de dollars et cela a semblé faire évoluer Santa Barbara d'une série de journée débutante au niveau (d'une série) reconnue internationalement... A ce moment-là nous avions aussi des personnes du marketing vraiment très bonnes à New World Television, ainsi que bien sûr, la tête pensante de NBC de tous les temps, Brandon Tartikoff, qui croyait en nous.

Etes-vous resté en contact avec des membres de la distribution ou de l'équipe après la fin de la série ?

Oui beaucoup, comme Louise Sorel et John Allen Nelson, assez souvent, d'autres, pas aussi souvent, mais oui.

Jed Allan m'a dit que s'il n'avait pas joué C.C., il aurait aimé jouer votre personnage. Et vous : si vous n'aviez pas joué Lionel, quel personnage auriez-vous aimé interpréter ?

Aucun. J'ai joué beaucoup de chefs d'industries vieux jeu comme C.C. et je n'avais pas le désir de jouer ce personnage. Lui, Jed, l'a joué admirablement. Il avait été précédé dans ce rôle par deux autres acteurs qui étaient aussi vraiment bons. Jed a pris possession de ce rôle et ça a été beaucoup de plaisir de le regarder et de travailler avec lui.

 

Ces 17 dernières années après Santa Barbara et maintenant

Après Santa Barbara, nous vous avons vu en France dans de nombreuses apparitions comme acteur invité dans des séries télévisées et bien sûr dans cette super publicité pour Coca-Cola en 2007. J'ai aussi découvert que vous enseignez la comédie depuis des années maintenant. Pouvez-vous revenir sur les années suivantes de votre carrière après la fin de Santa Barbara ?

J'ai fait d'autres pièces de théâtre et une comédie musicale à New York, des pièces à Los Angeles et au Laguna Beach Playhouse (quelques très bonnes productions), fait cinq films indépendants ces quatre dernières années. Je viens juste de terminer le film The Barry Minkow Story. A la télévision cette rentrée, il y a eu le téléfilm sur Hallmark Channel, Flower Girl, dans lequel j'ai eu un très joli rôle. J'ai fait beaucoup d'apparitions dans des séries de soirée pour la télévision. Je viens de terminer un scénario avec un ami, qui est un très bon écrivain (Il y a un acteur âgé dans les personnages principaux... Je n'ai aucune idée d'où c'est venu).

J'enseigne à l'université de Georgie (USA) comme professeur vacataire au Département d'études en théâtre et cinéma... J'adore faire cela ! Je reviens tout juste de l'une de mes visites périodiques. J'ai aussi fait des films à l'University of Southern California Graduate Film School (5) et à l'AFI (3).

Beaucoup de mon temps est consacré à faire tourner www.challengesfoundation.org. Jetez-y un oeil. Je fais cela depuis des années... Déjà pendant Santa Barbara ! Oui, nous avons commencé à enseigner la plongée sous-marine à des handicapés en 1983 !

J'ai oublié de mentionner que j'ai tout juste terminé (aujourd'hui) un pilote pour la télé intitulé The Ultimate Diver Challenge, une émission de télé-réalité au sujet d'une compétition de plongée sous-marine. Je suis l'un des juges ! Eh oui ! Ils m'ont engagé pour être un conseiller "expert" et juge de la compétition. Nous sommes allés à Cozumel, au Mexique, pendant dix jours et nous avons fait de la plongée, dansé, fait la FÊTE !

Vous avez joué dans de nombreux daytime soap-operas, des séries de prime-time, des films, des pièces de théâtre... Quelle différence faites-vous entre tous ces genres de programmes en tant qu'acteur ? Lequel d'entre eux préférez-vous ?

J'ai dit un jour à Susan Lucci, quand elle m'a demandé lequel je préférais : «Je les aime tous quand l'écriture est bonne.» Je pense que de tous, je préfère quand même la scène. On collabore à la création, puis VOUS la jouez sur scène. Dans les films, même quand vous avez une belle équipe, c'est en fin de compte le film du réalisateur. J'ai été chanceux la plupart du temps : Redford/Pakula, Les Hommes du Président, Warren Beatty, Reds, Sidney Poitier, Faut s'Faire la Malle, Joe Sergeant, MacArthur etc...

Mais parfois votre interprétation devient la victime d'un mauvais montage, d'une mauvaise réalisation ou autre. Dans un récent film que j'ai regardé, Tilda Swinton, cette grande actrice, était complètement seule... Elle n'avait pas de scénario (de mon point de vue) et la réalisation ou le montage pour la soutenir, et le film, avec quelques très bons interprètes, en étant plus qu'indulgent, était au final insatisfaisant... pour moi, malgré sa brillante interprétation.

Nous avons vu beaucoup d'articles de presse et de photos où vous partagiez votre intérêt pour la plongée sous-marine. Pouvez-vous nous dire comme cela est devenu une telle passion pour vous ? Pratiquez-vous toujours aujourd'hui ?

Oui, je suis toujours passionné par la plongée sous-marine, mais de façon encore plus importante par ma participation à www.challengesfoundation.org. Comment ne peut-on pas se passionner par quelque chose qui affecte les autres de manière si positive ? Et oui, ce vieux monsieur fait toujours de la plongée en maillot (sans combinaison) régulièrement jusqu'à 10 mètres. Nous faisons de la voile avec les Wounded and Disabled Veterans (Les Vétérans Blessés et Invalides) presque chaque semaine.

Avez-vous des projets pour l'année prochaine ?

J'adorerais voir ce scénario produit. Je pense qu'il est bon. Je voudrais obtenir les trois millions de dollars (oui, nous pouvons le faire pour ce total) et le faire nous-mêmes... Une femme (qui joue une personne de 39 ans) en vedette ! C'est ce dont nous avons besoin. Et puis toujours, plus de travail à l'Université de Georgie; plus de travail de restauration de l'Emerald, un vieux vaisseau de mer de 84 ans sur lequel nous travaillons pour les Vétérans et d'autres personnes avec des défis physiques. Plus de temps avec ma famille. A part ça... pas de projets.

Que voudriez-vous dire à tous les fans de Santa Barbara à travers le monde ?

Je voudrais remercier les nombreux fans de Santa Barbara pour être si fidèles et si bien garder la mémoire de tous les moments que nous avons passés sur Santa Barbara. C'est un tel plaisir d'aller à travers le monde et d'avoir des personnes qui vous accueillent avec l'affection d'un parent... parce que nous avons en effet passé beaucoup de temps dans leurs foyers, n'est-ce pas ? A toutes les personnes qui se souviennent, je vous remercie et je vous assure que cela signifie beaucoup pour un acteur. Nous faisons ce que nous faisons parce nous adorons notre travail, mais c'est si agréable d'être apprécié.

Quand je suis allé en Croatie l'an dernier, une femme est venue vers moi dans les rues de Dubrovnik, avec les larmes aux yeux et a dit : «Nous vous regardions dans Santa Barbara pendant les bombardements. Nous trouvions du réconfort grâce à cela pendant que nous étions blottis les uns contre les autres dans le sous-sol dans le froid.» J'ai été très touché qu'elle se souvienne.

Nous avons travaillé dur pour donner de bonnes performances. Ca a été, pour une grande partie, une période très créative de ma vie. Je me suis fait de bons amis que j'ai gardés. Je remercie toutes les personnes en France et à travers le monde qui ont regardé... et se souviennent.

 

Encore tous mes remerciements à Nicolas Coster pour son temps, sa gentillesse et son énergie communicative.